

« Entrer dans un lieu inconnu.
Partir à la rencontre des enfants qui s’y trouvent.
Etre à l’écoute de ce que dégage l’instant présent.
Proposer un langage sans mot, surgissant du corps afin d’établir un contact
spontané.
Rester sensible à l’énergie des enfants et à celle du lieu dans lequel ils
cohabitent.
Chercher un équilibre entre leurs propres réactions et les miennes.
Utiliser le corps comme une matière expressive et sensible.
Communiquer en exploitant l’imaginaire que celle-ci propose.
Découvrir que le langage du corps est d’une richesse infinie si on le laisse
exister.
Partager ensemble une expérience dansée. »
Olivia Ortega
Et l’empreinte devient émotionnelle…
La voix est le premier instrument de musique par le fait, d’abord qu’il nous
est commun à tous et ensuite, qu’il est en nous et donc directement lié à
qui nous sommes; d’où la charge émotionnelle que cela peut impliquer.
Comme Orphée, qui peut dompter les bêtes sauvages uniquement par le son de
sa voix ou faire plier le gardien des enfers, la voix peut apaiser ou
évoquer les émotions.
Le chant apporté dans un contexte institutionnel de la petite enfance permet
à mon sens de s’exprimer pleinement. La voix peut prendre la place qui est
la sienne, à savoir une fonction organique, naturelle du corps ; un besoin,
une expression nécessaire de l’âme et devenir ainsi hygiène de vie.
Parce que le public (petite enfance)vient avec un territoire mental sonore
vierge de presque toute empreinte et que le chant est dénué de tout artifice
(sans instrument accompagnateur), le son retrouve sa « Terra Incognita »,
son territoire originel et donc son essence. C’est sur ce territoire que les
auditeurs et la chanteuse se rencontrent ; le chant est vécu comme une
respiration commune comme un souffle de vie. Ainsi la magie peut exister… et
même le Sacré ?
Texte de Kathia Cuozzo chanteuse Lyrique
